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Sauvegarde : la règle 3-2-1 expliquée simplement (et pourquoi presque personne ne l’applique)

  • By Coreliance
  • octobre 2, 2026
  • 6 Views

La règle 3-2-1 tient en une phrase : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors site. Elle a plus de vingt ans, elle est toujours d’actualité, et pourtant la majorité des PME que nous auditons ne la respectent pas.

Le problème n’est presque jamais la mauvaise volonté. C’est qu’on croit sauvegarder, alors qu’on ne fait qu’une copie.

Ce que veulent dire les trois chiffres

3 copies. L’original, plus deux sauvegardes. Pas l’original plus une copie : deux sauvegardes, parce qu’une sauvegarde peut être corrompue sans que personne ne s’en aperçoive.

2 supports différents. Le serveur et un NAS, ou le NAS et le cloud. L’idée est simple : si un incident touche un type de matériel, il ne doit pas emporter les deux copies. Deux disques du même modèle achetés le même jour tombent souvent en panne à quelques semaines d’intervalle.

1 copie hors site. Dans un autre bâtiment, ou chez un hébergeur. Un dégât des eaux, un incendie ou un vol ne fait pas le tri entre le serveur et le disque de sauvegarde posé juste à côté.

Pourquoi presque personne ne l’applique vraiment

Voici les cinq situations que nous rencontrons le plus souvent chez des entreprises persuadées d’être sauvegardées.

1. La sauvegarde est branchée en permanence

Un disque externe ou un NAS accessible depuis le réseau, c’est pratique. C’est aussi la première chose qu’un rançongiciel chiffre. Une sauvegarde toujours connectée protège de la panne matérielle, pas de l’attaque.

2. Tout est au même endroit

Le serveur dans le local technique, le NAS dans le placard d’à côté. Sur le papier, deux copies. Dans les faits, un seul sinistre suffit.

3. Personne ne regarde les rapports

La sauvegarde envoie un e-mail chaque nuit. Au début on le lit, puis il finit dans un dossier automatique. Nous avons déjà repris des dossiers où la sauvegarde était en échec depuis quatorze mois.

4. Le cloud n’est pas une sauvegarde

Beaucoup pensent être couverts parce que les fichiers sont sur OneDrive ou Google Drive. Ces outils synchronisent : si un fichier est supprimé ou chiffré sur votre poste, la modification est répliquée partout en quelques secondes. La corbeille et l’historique de versions aident, mais ils ont une durée limitée et ne couvrent pas tous les cas.

5. On n’a jamais essayé de restaurer

C’est le point le plus grave. Une sauvegarde qui n’a jamais été restaurée est une hypothèse. Le jour où vous en avez besoin, vous découvrez que la base de données était ouverte pendant la copie, ou qu’il manque un composant pour la relire.

À quoi ressemble une sauvegarde correcte dans une PME de 20 personnes

Pas besoin d’une infrastructure de grand groupe. Un montage simple et solide ressemble à ça :

  • une sauvegarde locale quotidienne sur un NAS, pour restaurer vite un fichier effacé par erreur
  • une réplication automatique vers un hébergeur en France, avec conservation immuable pendant 30 jours au minimum
  • une sauvegarde spécifique de Microsoft 365, car Microsoft sauvegarde son service, pas vos données
  • un test de restauration réel par an, sur un fichier, une boîte mail et une machine complète
  • une vérification des rapports chaque semaine, par quelqu’un dont c’est le travail

Ce dispositif coûte moins cher qu’une seule journée d’arrêt d’activité.

Les deux questions à se poser avant de choisir

Elles orientent tout le reste, et elles n’ont rien de technique.

Combien de temps pouvez-vous rester à l’arrêt ? Une heure, une journée, une semaine ? La réponse détermine le type de sauvegarde et le budget.

Combien de travail pouvez-vous accepter de perdre ? Si la dernière sauvegarde date de la nuit dernière, vous perdez la journée en cours. Pour une comptabilité ou un atelier, c’est parfois acceptable. Pour un e-commerce, non.

Ces deux réponses se traduisent directement en fréquence de sauvegarde et en délai de remise en route. Tout le reste en découle.

Questions fréquentes

La règle 3-2-1 est-elle encore valable en 2026 ?

Oui, avec une nuance : on lui ajoute souvent un zéro et un un, ce qui donne 3-2-1-1-0. Le premier 1 supplémentaire signifie une copie immuable ou hors ligne, le 0 signifie zéro erreur au dernier test de restauration.

Faut-il sauvegarder Microsoft 365 ?

Oui. Microsoft garantit la disponibilité du service, pas la récupération de vos données. Une boîte mail supprimée, un site SharePoint vidé par erreur ou un compte compromis ne sont pas couverts au-delà des délais de rétention par défaut.

Combien coûte une sauvegarde correcte pour une PME ?

Cela dépend du volume et du délai de reprise souhaité, mais pour une structure de 10 à 30 personnes, on parle généralement de quelques dizaines d’euros par mois, matériel amorti compris. À comparer au coût d’une journée d’arrêt.

Où en êtes-vous vraiment ?

Nous proposons un test de restauration gratuit aux entreprises d’Île-de-France : on prend une sauvegarde existante, on la restaure devant vous, et vous savez. Voir notre offre d’infrastructure et sauvegarde ou appelez le 06 67 08 91 91.